• Ce splendide cheval noir doit beaucoup de sa beauté altière à un port de tête hors du commun. Cette merveille se négocie de nos jours à prix fort, mais les amateurs sont prêts à tout pour l'acquérir.

    Le frison vient de la Frise, région d'élevage des Pays Bas. Jusqu'à une époque récente, on connaissait surtout, de cette région, la frisonne, belle vache laitière pie. Mais ces dernières années, c'est ce beau cheval noir qui a conquis le monde.

    Le Frison

    (image du net pour situer la Frise)

    Les Romains connaissaient déjà le frison. Ils considéraient ce cheval venu des régions bordant la mer du Nord comme une race plutôt laide. Comme beaucoup de races répandues et largement utilisées alors, le frison présentait des caractères de frugalité, d'endurance et de robustesse qui lui permirent de servir, un millier d'années plus tard, sous la selle des chevaliers frisons et germains.

    Remarquable cheval de bataille, il fut amélioré et affiné par l'apport de sang oriental, puis de sang andalou et castillan lors de la domination espagnole aux Pays Bas aux XVI ème et XVII ème siècles. Sa docilité et sa bonne volonté étant restées inchangées, il devint un animal très prisé  en Europe occidentale à l'attelage, sous la selle et pour le tavail de la terre. Les paysans appréciaient sa frugalité : ce travailleur demandait peu pour conserver toute son énergie.

    Exporté par voie terrestre mais aussi par voie maritime depuis les ports de la mer du Nord, le frison servit à améliorer de nombreuses races en Europe. Sa parenté avec le dales et le fell saute aux yeux, il est en outre l'ancêtre incontesté du puissant shire. Il permit également de créer de nouvelles souches en Allemagne et en Norvège.

    Le Frison

    (image du net pour illustrer)

    Au XIX ème siècle, la carrière du frison se développa du côté des champs de courses. Ses qualités de trotteur incitèrent éleveurs et propriétaires à le croiser avec des races légères et plus rapides. Le type d'origine fut peu à peu délaissé. Au début du XX ème, on pouvait compter les étalons frisons sur les doigts d'une main.

    Paradoxalement, ce fut la guerre qui sauva le frison. Restriction d'essence et réquisition des véhicules remirent le frison au premier rang des animaux utilitaires.  Il reprit du service à l'attelage et dans les fermes. Après la fin de la guerre, la Société royale d'élevage de Hollande entreprit d'assurer la sauvegarde de la race et de préserver son type. De nos jours, le frison se distingue à l'attelage, mais on l'apprécie aussi comme cheval de dressage, de spectacle et de loisir.

    Les conditions d'inscription au stud book des frisons sont très sévères. Juments et étalons peuvent, selon leur qualité et leur modèle, être rattachés à différentes catégories. On prend aussi en considération leur bon caractère et leur docilité. Un étalon ou une jument dont les produits ne sont pas jugés satisfaisants sont rétrogadés et inscrits dans une catégorie inférieure.

    Le Frison

    (image du net pour illustrer)

    Caractéristiques:

    Modèle : Encolure très haute, parfaitement attachée à des épaules larges et longues et à un garrot bien sorti, porte une tête importante mais sans lourdeur, expressive, avec un regard vif et des oreilles mobiles. Le corps, structuré par une ossature plutôt lourde, et compact avec un dos court et fort. La croupe est légèrement oblique, la queue, élégante, est attaché assez basse. Les crins, très fournis et légèrement ondulés, se portent plutôt longs. Les membres secs, avec des articulations saines et solides, sont abondamment poilus au niveau du paturon. Les sabots sont durs et bien formés.

    Taille : De 1 m 50 à 1 m 63.

    Robe: Seul le noir sans marques blanches est admis. Une minucules étoile en tête et quelques poils gris aux lèvres peuvent être tolérés, mais pas pour les étalons haut de gamme.

    Caractère: La Société royale d'élevage s'est appliquée à préserver la docilité et la gentillesse du frison. C'est un cheval facile à dresser et agréable à manipuler.


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  • L’anglo arabe est il d’origine anglaise ou arabe ? Ni l’une ni l’autre !

    Créée au Royaume-Uni, la race s’est véritablement développée en France au début du XIXème siècle.

    Les Anglais s’efforcèrent, les premiers, d’obtenir un bon cheval de course en croisant des pur-sang anglais et arabes. Mais c’est en France que la race fut véritablement élaborée. Les 1ers tâtonnements eurent lieu dès la fin du XVIIIème siècle, sous l’égide des Haras Nationaux. En 1806, les armées de Napoléon avaient grand besoin d’une quantité de chevaux : pour en favoriser la remonte dans Sud Ouest, l’empereur créa cette année là le Haras de Tarbes puis, l’année suivante, celui de Pau. Des étalons barbes, arabes et andalous furent affectés à ces deux établissements. Cela donna des idées à quelques éleveurs privés qui, grâce à cet échantillonnage de géniteurs de valeur, se lancèrent dans une série de croisements.

    L’accouplement de juments arabes avec des étalons pur-sang (ou l’inverse) donna des résultats mitigés, on entreprit alors d’effectuer des croisements avec des sujets locaux, principalement les fameux navarins du Sud Ouest de la France, qui fournissaient d’excellentes montures de dressage, très recherchées par les militaires. Tous ces essais auraient pu mener à bien des errements. Mais en 1833, M.Gayot, alors directeur des haras, rationalisa ces croisements pour obtenir une race nouvelle. Le résultat allait être, au bout de quelques décennies d’une sélection rigoureuse fondée sur les performances, la vigueur et la conformation, un remarquable cheval de selle, douée tant pour la course que pour le saut.

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    Photo : Léo > Anglo-arabe (adresse de l'ancien blog sur la photo)

    Une fois les caractères de la race fixés, on admit les croisements entre un étalon de pur-sang arabe et des juments sélectionnées anglo-arabes. Depuis 1942, tous les anglo-arabes nés de parents de la race, ou d’un père arabe et d’une mère anglo-arabe, sont enregistrés dans le même stud book. Mais seuls les chevaux comptant au moins 25% de sang arabe portent l’appellation anglo-arabe.

    De nos jours l’anglo-arabe est toujours largement produit en France, surtout dans les haras de Tarbes, de Pompadour et de Pau. L’anglo-arabe français, un peu moins élégant que les produits britanniques, est un cheval de sport très performant que l’on retrouve sur les terrains internationaux dans toutes les disciplines.

    CARACTERISTIQUES

    - Type et tempérament : Solide et harmonieux, l’anglo-arabe est le modèle du bon cheval de selle. Il convient à presque tous les cavaliers et on pourrait quasiment dire qu’il est une monture « universelle ». Il est généralement très doué pour le saut, cependant, en fonction de la conformation particulière des sujets, on le monte aussi en dressage, en extérieur, pour la promenade ou la grande randonnée, voire en endurance.

    - Modèle : L’anglo-arabe est un cheval léger, élégant, avec une tête délicate aux yeux expressifs. Son encolure est longue et bien attachée, son passage de sangle profond, son dos court derrière un garrot allongé. L’épaule inclinée, comme celle ces pur-sang, lui donne une grande vitesse. En dépit de leur longueur et de leur finesse apparente, ses jambes possèdent une excellente ossature.

    - Taille : La taille moyenne est de 1,65m, mais elle est très variable.

    - Robes : Les plus courantes sont le bai ou l’alezan, fréquemment ornées de marques blanches.

    - Caractère : Vif et intelligent, l’anglo-arabe a une nature généreuse. Son courage naturel le porte à faire l’impossible pour satisfaire le cavalier qui a su conquérir son estime. Parfois fantaisiste, voire capricieux, souvent sensible, il doit être monté et manipulé avec tact et finesse.

     

    P8280156Photo : Jemy > Anglo Arabe (adresse de l'ancien blog sur la photo)

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  • Histoire :

     

    Le camarguais est un cheval résistant et habile qui s’est adapté depuis des milliers d’années au climat difficile et à la nourriture pauvre du delta du Rhône, où un vent violent chargé de sel fouette à longueur d’année l’herbe dure, les roseaux et la salicorne.

    camargue

    L’origine du camarguais est difficile à définir, mais il vivait sans doute dans la région il y a plusieurs milliers d’années. Les peintures rupestres des grottes de Lascaux et de Niaux, nous montrent des silhouettes très semblables à la sienne. Le camarguais porte sans doute le sang des montures asiatiques et mongoles des Ostrogoths qui écumèrent le sud de la France il y a plus de 2000 ans. Aux VIIème et VIIIème siècles, les vigoureux barbes des Sarrasins vinrent se croiser avec les petits chevaux locaux.

     

    Depuis, les troupeaux de camarguais, appelés manades, n’ont plus subi d’influences extérieures. Le camarguais est ainsi l’une des rares races européennes qui n’a pratiquement pas été modifiée depuis plus de 1000 ans.

     

    De nos jours :

     

    La race camarguaise n’a été reconnue officiellement qu’en 1968. Depuis, des éleveurs ont créé une association et le Haras national d’Uzès contrôle les étalons. Les manades ne vivent plus aussi librement qu’avant, mais plusieurs troupeaux repeuplent la région et les gardians utilisent toujours les chevaux pour conduire et garder les troupeaux de bétail.

    Avec le développement du tourisme autour de la réserve naturelle de l’étang de Vaccarès, le camarguais a de beaux jours devant lui comme cheval de loisir.


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    Gardians (photo du net)

     

    Le camarguais s’est étonnamment bien adapté aux marais. Il broute les roseaux, l’herbe dure et saumâtre, ainsi que la salicorne, plante semblable à une petite algue. Le mistral qui cingle sans cesse le marais ne semble pas le déranger, pas plus que la canicule ou l’eau salée et glacée qui recouvre le marais en hiver. Ses sabots durs et sains résistent bien aux longs séjours dans la vase.

     

    Type et tempérament :

     

    La Camargue est une vaste zone plate et marécageuse située dans le delta du Rhône – là où le fleuve se jette dans la Méditerranée. On a beaucoup asséché et drainé cette région pour y cultiver le riz ou la vigne. Elle est aujourd’hui en partie protégée et les chevaux continuent d’y vivre.

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    - Obi wane cheval camarguais de ma cousine - (laetitia)

    Caractéristique :

     

    Sa tête est lourde, son encolure courte est plantée sur une épaule verticale. Son dos relativement bref s’achève par une croupe inclinée, parfois en pupitre. Cependant sa poitrine est profonde, ses membres sont bien formés avec des articulations solides et ses sabots sont si durs qu’on ne les ferre pratiquement jamais. Son pas relevé et très vif est assez ample, mais on ne pratique guère son trot court et sautillant, car il est aussi inconfortable que laid. En revanche, le camarguais tient très longtemps un canter (petit galop) régulier et souple.

     

    Taille : Le camarguais est petit : 1,40 m en moyenne et parfois moins (on parle alors de poney de camargue).

     

    Robe : Gris-blanc à l’âge adulte. Les poulains naissent avec une robe noire, brune ou gris foncé.

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    Caractère : Le camarguais est avant tout un cheval extraordinairement résistant, adapté à la vie des régions marécageuses et salines. Il se contente de peu et convient bien comme cheval d’extérieur car il est très agile et a un pied remarquablement sûr. Son caractère facile et son courage en font un compagnon agréable.

    Cependant, la race doit avant tout rester attachée à sa région d’origine, car c’est là que ce petit cheval donne le meilleur de lui-même. De longues années de cohabitation l’ont habitué au taureau, qu’il côtoie avec le même naturel qu’un chien veille sur ses moutons.


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  • La race est issue de croisements lointains entre des chevaux normands et des chevaux orientaux.

    Le percheron a toujours été un cheval de trait fort apprécié. Son succès est dû à sa puissance, mais aussi à sa beauté et à sa gentillesse.

    PERCHE

    En France, le vrai percheron est obligatoirement né et élevé dans le Perche. (Où nous sommes situés !!!) Ceux qui voient le jour et grandissent dans d’autres régions, sont inscrits dans des stud books particuliers. C’est dire à quel point les éleveurs veillent à la pureté de la race qui leur est chère.

     

    Durant des siècles, il a tiré de lourdes voitures de marchandises sur toutes les routes de France ainsi que des péniches le long des chemins de halage. Et jusqu’après la seconde guerre mondiale, il a été attelé à la charrue, à la herse, au rouleau ou à la faucheuse des cultivateurs. Qui voulait acheter un bon cheval de trait sur une foire commençait souvent par repérer les percheron en vente. Ceux-ci avaient en outre la réputation parfois vraie, parfois fausse de travailler jusqu’à un âge fort avancé.

     

    percheron charrueImage du net

     

    Le Percheron est connu et apprécié dans un grand nombre de pays. Ayant mis en place leurs propres élevages de percheron, Japonais, Américains et Anglais importent régulièrement des sujets originaires du berceau afin de conserver à la race ses qualités. Cela est fort important pour eux, car ils ne destinent pas leurs produits à la boucherie, comme c’est le cas pour trop de races de chevaux de trait. .

     

    - Au Japon, les percherons sont avant tout considérés comme des chevaux de course ! On les attelle à des traineaux pour qu’ils se mesurent dans des compétitions sur gazon. Ceux qui permet aux spectateurs d’engager des paris comme sur les hippodromes.

     

    percheron noirImage du net


    - Aux Etats-Unis, les premiers percherons ont été importés en 1839. Ils y ont suscité une très vive admiration. Et curieusement aujourd’hui, ils rivalisent parfois avec succès avec le tracteur ! Certains ranchers de l’Ouest leur font encore tirer des chariots ou d’antiques machines agricoles pour couper, récolter et transporter le foin. Pourquoi ? Selon un fan du cheval du Perche « 2 chevaux coutent moins à entretenir qu’un tracteur. Et en hiver, malgré les congères qui arrêteraient une machine agricole, ils tirent sans problème un chariot de fourrage destinés aux vaches vivant en liberté ».

     

    Le berceau de la race percheronne est une région de grasses prairies qui ignore les hivers rigoureux et les étés torrides. On pourrait donc penser que ce cheval, n’ayant jamais eu à lutter pour survivre, est d’un naturel mou. Il n’en est rien ! Pour en juger, il n’est que d’observer avec quelle énergie et quel courage il s’active aux brancards.

    percheron gris

    Image du net

    CARACTERISIQUE :

     

    - Sa tête au profil rectiligne, dotée d’yeux écartés et de naseaux bien ouverts. Sa forte encolure domine une avant main massive et une ample poitrine. Son corps ramassé, ses reins forts et sa croupe arrondie dénotent puissance et vigueur. Ses jambes, qui peuvent paraître moyennes par rapport à sa masse, sont sèches et musculeuses.

     

    - Sa taille varie de 1,52m à 1,70m.


    - Son poids : Jusqu'à une Tonne et +

     

    - Sa robe : le standard d’aujourd’hui n’admet que le noir et le gris.

     

    - Caractère : énergique, puissant, fort, intelligent, mais aussi docile et facile à manier.


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